lundi 23 avril 2007

Irish Coffe, Guinness, hommes rustres et autres consolations

Cheres hirondelles heureuses de voir le soleil rayonner au paradis de la Molson.

La blonde de plus en plus decoiffee termine sa tournee des grandes capitales au royaume de la Guinness, a Dublin, la mignonne irlandaise.

Récapitulation:
Un beau soleil chaud a brille sur Londres toute la semaine, semaine qui fut tout simplement geniale. Qu'ai-je fait? J'ai bu du vin, suis allee au resto, ai magasine dans Chelsy et Soho, ai fait mon epicerie dans le luxueux "Waitrose" de Canary Wharf entouree d'hommes en finances elances et bien vetus. J'en ai profite pour ne visiter aucun musee, aucune eglise puisque je souffre en effet d'une "écoeurite" aiguee de ce genre d'activite. Ha, dans un bel appartement tout blanc, je pouvais y dormir jusqu'a tard pour ensuite me balader sous le ciel bleu de cette ville que j'aime tant.

Me voila maintenant dans un Dublin gris et pluvieux, logeant dans une auberge en ruine ou la peinture des murs s'ecaille, ou la maigreur des petits dejeuners m'exaspere et ou des oiseaux morts trainent sur le pave de l'entree. Mon petit cote "I love London and I miss Westmount" ressurgit, le tout m'apparait un peu deprimant. Les Irlandais, souvent corpulents, cigarette au bec, s'abreuvent dans les pubs et matent les demoiselles sans gene. Fantastique! Je suis de nouveau seule avec ce mal d'estomac qui me martyrise de plus en plus. En effet, le stress vecu ces derniers mois et la frequentation abusive de restos ont tres probablement abime ma sante, je le sens bien.
Je crois ne pas l'avoir mentionne mais chaque arrivee dans une nouvelle ville provoquait chez moi un stress si intense que mon estomac souffrait de crampes atroces et a chaque fois, j'implorais le bon dieu de retourner a NDG.

Mais j'arrive... je reviens donc a Montreal, avec un besoin empressant d'aller chez le coiffeur.
J'atterris ce vendredi 27 avril en fin d'apres-midi, pas du tout fachee de vous retrouver. Completement renouvelée, ayant presque dit adieu au cafe et quasiment saine d'esprit, je suis heureuse d'affirmer que le pire n'est pas survenu, je n'ai pas engraisse d'un poil malgre cette consommation abusive de "carbs" (merci constitution favorable). Il s'agit, bien entendu, de ma conception personnelle de ce que peut etre le pire drame dans la vie d'une femme. Je vous laisse le soin de me traiter de dinde.
Ce dont je reve en ce moment: de sedentarite, de travail, de gym, de chalets, de fruits, de bouffe maison et de copains autour d'une table.

C'est donc ici que ca se termine. Encore une fois, je fus protegee par une bonne etoile. Aucun vol, aucune situation traumatisante, bref aucun drame n'est venu assombrir mon sejour. Ce voyage fut parfois completement ennuyant ou quelque peu angoissant, je demandai souvent a ma bonne etoile de me donner la force de continuer malgre cette solitude oppressante.

Mais voila, c'est fait, je suis heureuse d'affirmer que j'ai reussi a passer a travers mon 2eme voyage du type "quete existentielle, Guy Corneau est mon idole". Vous pardonnerez mon manque de modestie mais j'avoue en etre particulierement fiere.


Merci encore pour toutes ces messages recus qui ont egaille mes journees.

A tres bientot

vendredi 20 avril 2007

retour aux sources, aux bons vieux pubs et a l'exorbitante monnaie britannique

Cheres grenouilles en mal du pays,

ici les manches courtes sont de mise, oui, il fait chaud.



A Berlin, c'est un vent de folie que j'ai senti sans vraiment experimenter tout ce que cette capitale peut offrir de fou. Bonne fille que je suis, un jour ca me servira, je marierai un homme prospere et eduque.

Quelques rencontres ont anime notre sejour a Berlin.

Exemples concrets:

-Laurence A. qui vit presentement a Bordeaux, une ex Breboeuvinne en arts et lettres qu'Emile et moi avons connue a l'epoque

-une Autrichienne cernee en raison d'une consommation abusive de drogues

-un Australien au style "heavy metal" qui, apparamment, n'avait pas utilise de shampoing depuis deux longues annees. Bravo jeune homme, vive le respect de la nature! Et le respect des gens qui t'entoure, tu en fais quoi?

Bref, j'ai beaucoup apprecie Berlin mais me suis plains d'une fatigue causee par un acces de voyagement, ingrate que je suis.

Extenuee, ma passe de train se terminait, il ne me restait qu'une solution: retrouver ma ville favorite. Oui, ma deuxieme maison, la ou Big Ben me rappelle notre Stade, la ou Oxford street devient ma rue Ste-Catherine et ou je confonds Soho avec le Mile End, l'energisante britannique, London, UK.

Je fut empreinte d'un sentiment etrange, d'une nostalgie inexplicable dans cette ville qui me rappelle tant de merveilleux moments. Partout, sous son soleil et ses 25c qui rechauffaient ses parcs, je pensai a tous les beaux etes de ma vie, aux gens que j'adore a Montreal, a mon voyage qui se termine, au retour au quotidien qui m'enchante et me fait peur.
En buvant du vin dans Regent Parc (je devins rapidement completement ivre) avec des jeunes professionnels de toutes origines confondues, je me questionnai. Ai-je envi faire de faire ma vie a Montreal ou ailleurs? Je n'en sais rien. Une chose est sure, Montreal me plait. Une ville devient interessante a partir du moment ou l'on se fabrique un reseau social et mon reseau a Montreal, le l'aime bien.


Sur ce,

j'ai vraiment besoin d'un job,

j'ai de nouveaux escarpins londonniens magnifiques qui me donnent presque le gout de passer mon ete dans les clubs (j'en connais qui vont m'appeler)

j'ai hate de vous revoir sur fond d'NDG, de Plateau MR, de Villeray et autres.

Bonne fin de session pour ceux qui terminent.

A tres bientot xox

mardi 10 avril 2007

Du coté est

Salut bande de ratons laveurs congelés dans l´hiver interminablement d`un pays qui n´est pas un pays...
C´est l´hiver!!!

La blonde décoiffée en cavale se trouve maintenant dans la capitale allemande, haut lieu de culture, d´arts visuels, de design et du style "punk" années 80 .

Berlin la mythique hotesse des "Berlinales", si tristement connue pour son passé mais aujourd´hui en plein bouillonnement, très multiculturelle et branchée. J´en connais un qui déprimerait à voir que la blondeur arienne n´est plus de mise entre tous les comptoirs de "kababs" turcs et les nombreux restos indiens aux serveurs bronzés. Ayant bien entendu souffert de la guerre, la ville ne possède pas la beauté resplendissante des Paris, Prague ou Vienne. Berlin, telle la petite moche à lunettes n´a pourtant rien à envier à ses rivales car il s´agit un endroit dynamique, en pleine mouvance. Berlin.... c´est cool. Entre ses chantiers de construction et ses édifices modernes couverts de graffitis, il s´agit d´un lieu, et c´est le cas de le dire, chargé d´histoire.

En se baladant dans la ville, nous parcourons des sites où se sont déroulés des événements du type: "Ici, Hitler se suicida dans son bunker en 1945", ici, les soldats américains pouvaient traverser en zone soviétique lors de la Guerre froide, ici, des centaines d´hommes perdirent la vie en tentant de franchir le Mur, ici, ici, le voici, le voila, le fameux Mur".

La fantastique relationniste qu´est Émilie nous a déniché une chambre dans un superbe appartement de Berlin-Est où vivent une Autrichienne en Érasmus et une jeune Francaise organisatrice du show de Katherine à Berlin. "J´adoreeeeeeeee, faire danser les gens". Celle-ci recut sa petite sœur et son frère narcissique pour le week-end, le jeune pan (lui beaucoup plus séduisant que tous les légumes rencontrés précédemment) se promenait torse nu dans l´appart, dévoilant ses attributs avec fierté.

Quelques faits amusants:
1- Émilie et moi avons eu un fort succès auprès des hommes de la cinquantaine lors d´un tour guidé de la ville.
2- Ma pauvre compatriote souffre énormément de ma tendance grand-mère à ne jamais vouloir sortir dans le boites de nuit, malgré que nous soyons dans une de villes le plus festives du continent.
3-Le cout de la vie à Berlin est particulièrement raisonnable, la saucisse au curry fait ravage et les males allemands nous apparaissent virils et sensuels.
4- Finalement, plusieurs individus rodant dans la capitale semblent perturbés (abus de substances illicites, nous ne le savons point?)

Berlin, Berlin, tu ne me décois pas. Ich liebe Berlin.
À suivre...

dimanche 8 avril 2007

Trouvez Emilie et moi au lien suivant:

http://www.newberlintours.com/gallery/images/tours/2007_04_07_sat/last_roll_-_18.jpg
Joyeuses Paques

Threesome: Prague + Amsterdam + Berlin

Quelle mouche a bien pu me piquer pour que je décide de partir seule ainsi errer dans les grandes capitales europeennes.
Brebis egaree en Republique Tchèque, j´allai à Prague
J'apprecie parfois, dans certaines villes majeures, participer à un tour guidé, question d'apprendre un peu sur le coin (une bonne culture générale apparait comme un atout essentiel pour se trouver un mari de qualite). De plus, ce genre d'activite me permet de faire du social.
Je me retrouve donc à parcourir le quartier juif (ou Josefov) de Prague en compagnie de.... laissez-moi enumerer les membres de notre groupe:
Un couple d'Allemands: 20aine
Un couple d'Anglais: mi-30aine
Un couple de Sud-americains: 50aine
Un couple de je ne sais d'ou: 80aine
Puis, à tout ce beau monde s'ajoute... moi. Toujours les memes questions me sont posées.

Le monde: "So, you are travelling by yourself".
Moi: "Well, yes but I have a friend in London, a friend in Spain et I know some people in France"
Le monde: "Still, I would'nt be able to do that"
Moi: "Well, I meet lot of people" et blabla

Les gens m'énervent, toujours la meme rengaine, je ne savais pas que je serais aussi étrangement percu. Ma solitude a cependant pris fin. Je fus quatre jours a Prague, ville incroyablement et sublimement magnifique. Émouvante et colorée, elle apparait comme le lieu idéal pour un prof d'architecture souhaitant enseigner à ces etudiants : "Qu'est-ce que l'art nouveau les amis".
J'ai rejoins mon amie Emilie à Amsterdam et ce, dans dans la joie et l´allegresse. Était-ce en lien avec les nombreuses effluves de toute cette drogue fumée par les jeunes américains en vacance? Amsterdam, quel lieu de libertinage ou l'industrie touristique est totalement axée sur le sexe et la drogue. C'est donc à une heure de la ville qu'Emilie a réussi a nous dénicher des lits dans une auberge hippie ou le personnel semblait desorienté. Entre deux joins les gens essayaient de faire quelque chose, entre deux joins les gens essayaient de se grouiller le cul.
Emile et moi, comme deux loutres énervées et sauvagement motivées (contrairement à la majorité des locataires de l´auberge), avons parcouru la Hollande profonde en vélo, pedalé à coté des champs de tulipes et sur les plages de la mer du Nord.... car oui, nous fument situées au bord de la mer. Paradis.

Pas trop depayséee, dans ce royaume de la tete blonde, entres ses odeurs dignes du tatam et ses prostituées sous les néons... j´ai ensuite pris le train pour ma ville chérie, celle pour laquelle j´ai fait ce voyage.... la seule, la grande et l´unique...... BERLIN!

C´est donc à deux pas du Mur, entre les graffitis de Berlin-Est que je vous dis:
À bientot
Je m'ennuie de vous
xoxox

jeudi 29 mars 2007

J aurais voulu etre un Romain mais je ne suis qu une Viennoiserie

Chers électeurs debousoles, entre Dumond excité et Boisclair dépressif.

Je ne pensais pas passer par Vienne mais ai bien fait d´y aller. Le faste presque indecent de cette manifique ville traduit bien les aspirations imperiales Habsouriennes (si je peux m exprimer ainsi). Les souverains de la dynastie des Hasbourg transformerent Vienne en vraie Rome apres l heure. Comment classer les nombreux batiments a fioritures qui composent le palais? Mes connaissances approximatives en histoire de l architecture me permetteraient de qualifier leur stule ainsi: baro-rococo-romanano-autro-hongro-germanique. A leurs cotes, siege un complexe museale incoyable. Art nouveau, , cafes styles servant des gros latte et boutiques branches, bref un vrai paradis pour la pure et fiere citadine que je suis.

C est donc accompagnee de mon nouvel ami Patrice que je decouvris Vienne sous le soleil avec ces marches de Paques ou l on vend des cocos a offrir a sa grand-mere (desole mere-grand, ils sont trop fragiles pour mes valises). Patrice, ce jeune Allemand de l Est connut le communisme en RDA etant tres jeune (il n avait que 6 ans lors de la chute du Mur, tout comme moi d ailleurs). Je pu lui faire part de mon drame a l auberge ou une centaine d adolescents en classe neige (ou en classe verte pale) y logaient. Tous m apparaissent plus moches les uns que les autres: moustache pre-pubere, acnee juvenile, dos voute, bras trop long, vraiment un Degrassie autruchien version 2007. Ces horribles nabots criaient du matin au soir, affreux. Mais rien de grave, j etais a Vienne.

Ayant pu m adonner a mon passe-temps favori, celui d aller boire des cafes au lait et d acheter des cartes postales dans les plus beaux musees d Europe, je parcourus les vastes salles du Kunst Modern ou la tete d affiche etait le famueux: Yves Klein. Vous savez, ce celebre artiste francais repute pour son bleu international et ses monocromes azures. A la fin des annees 50, ce grand consommateur de subsantes illegales (ce fait n est pas fonde, il s agit de mon interpretation des evenements) demanda a des belles femmes (aussi jolies que Bardot avant son obsession pour Bibi phoquee et sa decheance) de se rouler dans le peinture. Par la suite, ces demoiselles de couleurs vetues allaient se frotter sur de grandes toiles blanches. Tous ce processus de roulage et de frottage consistuait l oeuvre elle-meme. Etait-ce vraiment du grand art et les debuts du Happening? J emettrai l opinion suivante, a mon humble avis, Yves Klein etait simplement un male en rut qui cherchait a assouvir certains fantasmes psychedeliques.
Fin de ma pensee editoriale.


Et me voci a Prague, je peux maintenant mourir en paix. Qui a dit que Paris etait le plus belle ville au monde, mais voyons, c est PRAHA!

na shledanou

dimanche 25 mars 2007

Dans les pays germanophones, biere en main

Chers electeurs nerveux quant au sort de notre province.

Munich sous la neige, la grande ville de la prospere Bavière.
Munich et ses residences royales, tristement connue comme etant la grande favorite d´Hitler, on se souvient de ses tragiques jeux olympiquex de 1972 qui se terminerent dans le sang. Ayant accueillie les grands familles dirigeantes de Bavière au cours des derniers siecles, la ville regorge d´impressionnants batiments (parfois colores) evoquant le luxe a la facon germanique.
L´Allemagne, ce pays mal aime et pour lequel je me suis etrangement epris au cours de la derniere annee me plait jusqu´a maintenant. Ici, pas de chauvinisme a la francaise, nous comprenons que la fierte allemande a difficilement sa place.
Les hommes sont costauds, regime alimentaire a base de saucisses, choucroute et biere d´un litre l´oblige.
Dans le grand dortoir de l´auberge, j´etais entouree d´une jeune mere canado/ indienne, fortement perturbée par la perte de la garde de ses enfants ... hum, son discours apparaissait un peu decousu. En plus de deux jeunes filles de Colombie-Britannique, j´ai fis la rencontre d´Isabelle, une Montrealaise de 32 ans qui travaille pour Hydro et voyage en Europe uniquement pour assister au concert d´Indochine. Vive la vie d´une carrieriste sans enfants.

C´est donc entre le palais Neogothique du Neue Rahaus , la Residenz et la Pinakotec d´art moderne que deux Quebecoises ont pu apprecier la biere bavaroise qui coule a flot dans ce coin de pays.
Müchen ist sehr schön.
Ensuite, c est a Salzburg en Autriche, dans un 4 etoiles avec vue sur les montagnes enneigees que je profitai de cette ville carte postale ou Mozart est la fierte locale . Un 4 etoiles me direz-vous? Figurez-vous que mon jeune banquier londonien plein d´ambition vint m´y rejoindre pour me faire apprecier le confort, le temps d´une journee.
Et finalement me voici dans la capitale de l´Empire Austo-Hongrois...... VIENNE, rien de moins.
Je n´ai encore rien vu, details pimentes viendront sous peu.

mardi 20 mars 2007

Adieu croissants et espressos, bonjour cafe filtre et saucisses bavaroises

Chers ours polaires qui veillent aupres de Gilles Proult agonisant.

Prenez bourgeois raffines et bien fringues, faites-les cotoyer vagabons ivrognes et vous obtiendrai un bon Bordeaux 2007. Hum... la France et les differences de classes, tout un combat.
Socialisation intensive à Bordeaux, de nouvelles amies avec qui rien faire, le goût de rester dans des parcs à lire s´empara de moi, la course effrenée du voyage ne me tentait plus et surtout, les espaces verdoyants me rappelaient étrangement ceux de Montréal. Je commence nettement à sentir le mal du pays, la fatigue peser sur moi et une constatation flagrante me vient: ma vie quotidienne me manque terriblement, faire la cuisine, faire du ménage. Pathetique n´est-ce pas? Mais ce dont je m´ennuie le plus, c'est le contact avec les personnes qui me sont proches.
N'ayez crainte, je suis parfaitement épanouie mais je réalise que faire du "packpacking" seule pendant 3 mois est un bien ambitieux projet. Cela dit, je poursuivrai jusqu'au bout car j'ai enfin le loisir de faire ce qui me plait et car que je me solidifie de jour en jour. Psychothérapie version Kerouac.

Retour une nuit a Bergerac pour recuperer un appareil photo oublie (oups), puis retour dans la coloc Parisisenne pour 2 nuits, petit moment pour festoyer. Fait marquant, je celebrai la St-Patrick dans un pub irlandais aupres de 2 Quebecoises installees a Paris et de ........ Nabi de Musique Plus. He oui, le jeune animateur plein d´entrain realise maintenant des reportages pour la television quebecoise dans la ville lumiere.

Maintenant installee a Munich, dans une auberge au sud se le ville, entre une anorexique etrange qui sent mauvais et des petites japonnaises qui me font des dons de biscuits, je me sens a mon aise. Ville prospere, Munich a ce petit cote nord-americain que possede Londres. Larges rues, proprete indiscutable et vente de cafes pour emporter. Haaaa, ce bon vieux modele de ville ou les gens travaillent au lieu trainer sur les terasses. Sans rancune chers Francais.
Il neige, il fait terriblement froid, je suis seule, parle a peine la langue et ai passe la journee dans un camp de concentration, celui de Dachau. Tellement moins boheme que la France et moins joli..... l´Allemagne a tout pour me plaire. Vive les Allemands, leur respect pour les feux de circulation et leurs repas du matin..... plutot nourissants. Sans rancune chers Francais.
Ha j´oubliais, les Allemands parlent generalement un peu anglais. Sans rancune chers Francais.

Auf Wiedersehen.

lundi 12 mars 2007

Les villages médiévaux, ça change du festival d'été de Québec

Après Toulouse, je me suis dirigée vers Bergerac (Cyrano étant le fier représentant), dans le Périgord français, chez des amis de mon grand-oncle. Encore une fois, changement drastique de style de vie. J'ai troqué ma chambre nauséabonde et suintante de cet hôtel d'un quartier malfamé toulousain (l'hôtel étant côté une étoile) pour une chambre toute rose qui sentait la lavande. Dans une grosse maison périgourdine, j'avais le deuxième étage à moi et fut gavée telle une oie qu'on engraisse pour en faire du fois gras (spécialité de la région, je suis cohérente dans mes comparaisons tout de même). Ca me changeait de ma semi-anorexie de voyageuse économe.
Là-bas, j'ai été trimballée en voiture par la copine de le fille des propriétaires, une doctorante en histoire de l'art, bref elle s'y connait la fille. Château de Castelnau, château Biron, forteresse féodale de Beynac, petits villages médiévaux de Sarlat, Monpazier (classés parmi les plus beaux en France), maintenant je connais. Je vous jure, ça nourrit l'imaginaire, moi qui a grandi entre les livres de contes de fées bien illustrés. Les paysages pittoresques que j'ai pu voir en France m'ont tout de suite rappelé les images qui ont nourri mon enfance.

Maintenant à Bordeaux, dans une auberge de jeunesse sans jeunes, entre une anglaise de 40 ans aux ongles peints en mauve, une vieille japonaise qui enseigne l'allemand et les beaux bâtiments du XVIIIe, je profite de ma liberté.

Bisous bordelais

mercredi 7 mars 2007

Le moral de la France est à 0

Bonjour chers électeurs indécis entre Charest, Boisclair, l'ADQ et la gang de gauchistes/féministes/souverainistes avec des pancartes

Toulouse, belle ville du Midi d'environ 600 0000 habitants (et même plus), traversée par le fleuve de la Garonne, on l'appelle "la ville rose" en raison de ses bâtisses en briques roses (la pierre étant peu accessible dans la région).

Après avoir finalement pu acceder à l'auberge de jeunesse, je notai qu'il s'agissait essentiellement d'un foyer de jeunes travailleurs (ce qui explique le manque de places). La France en compte plusieurs parait-il, c'est pour permettre aux jeunes travailleurs de se loger à coûts modiques. Il faut considérer qu'il est presque impossible pour un jeune à faible revenu de se dénicher un logement. Constat frappant: la France est dépressive. J'exagère peut-être mais tout le monde, sans exception, me dit qu'il est difficile de vivre en France, la bureaucratie règnante rend tout trop complexe et il semble presque impossible pour un jeune sans trop d'expérience et de scolarité de se dénicher un simple boulot de caissier. De plus, on me dit que nous, Québecois, possédons quelque chose que les Français ont perdu: la bonne humeur. Bref, vous imaginez la joie dans ce logis avec moi, la "zouf " en vacance qui sourit tout le temps.

Basée à Toulouse, j'en ai profité pour passer une journée à Carcassonne, la cité médiévale des Cathares (gang hommes et de femmes assurément trapus, localisés dans le sud de la France au XIIe siècle et accusés d'hérésie par le Pape, ils furent envahis par les méchants Cathos). La citée constituée d'une château, d'un village et de fortifications fut modifiée en grande partie au XIXe (par Violet-Leduc pour les connaisseurs). Impressionnante spectacle, un must, il faut y aller. Sous le ciel nuageux, j'ai fait la rencontre de trois gentils ingénieurs brillants et pas dépressifs du tout: un Français qui a étudié à Montréal, deux Grecques dont une (au Français impeccable) fait ses études à Toulouse.
Ensuite, ce fut Albi, ville natale de Toulouse-Lautrec, un des plus endroits que j'ai pu voir dans ma vie.

Donc, puisque l'auberge de jeunesse (comprendre aussi logis de jeunes avec le mal de vivre) était quasiment toujours pleine, je me suis dénichée une petite chambre dans un hôtel totalement glauque à côté de la gare. L'odeur y est immonde, le personnel moche, la classe quoi! Mardi, terrassée par une terrible fièvre (ben je crois, je n'avais pas ma mère pour prendre ma température) j'ai passé 24h à dormir. Me réveillant parfois, j'implorais le ciel de me ramener dans mon NDG natal, près de ma mère, du Starbucks et de la rue Sherbrooke. La Nord-Américaine que je suis et qui est en train de s'assumer en avait marre de ces bouches d'égouts d'où émanent des odeurs abjectes, de ces crottes de chien partout dans les rues et de ces hommes qui pissent où bon leur semble. La honte, je suis une Amérique puritaine et "streit" qui trouve l'Europe salle.

Aprés ce délire, je me réveillai mercredi matin, fraiche et dispose, en grande forme. Je suis sortie sous ce beau soleil toulousain pour aller boire un expresso (esspresso pour les puristes) sur une terrasse. C'est beau la France tout de même.

Et merde, j'ai encore pillé sur une crotte de chien.

samedi 3 mars 2007

0 chambre = 1 fille perdue + 2 bons samaritains

Ce que j'adore le plus avec les voyages, ce sont les rencontres, les individus qui viennent vous toucher droit au coeur.
Montpellier, je m'y ennuyais, après avoir fait connaissance avec une Parisienne sympa, je n'avais rien à faire. Je décide donc de me diriger vers Toulouse, ville universitaire, mini Paris du Midi dont j'ai entendu d'excellents commentaires. Il faut considérer que je dois me rendre dans la Dordogne (près de Bordeaux) dans quelques jours. Impossibilité de réserver l'auberge de jeunesse par Internet et un peu téméraire de nature, je décide de m'y rendre sans réservations. Quoi, Toulouse, un jeudi soir de début mars, ça ne sera pas si occupé. De plus, il doit y avoir au moins 3-4 auberges dans la ville. Eh bien il se trouve que, non seulement il n'existe qu'une seule auberge de jeunesse à Toulouse, mais que celle-ci était pleine lorsque que je m'y suis présentée. La dame à la réception, typiquement française donc forcément un peu raide, voire chiante, ne s'avisa pas de me conseiller. Idiote que je suis, je souhaitais partir à l'aventure, et bien me voilà. Encore une fois, je me trouve seule dans une ville où je ne connais personne, ne sachant où passer la nuit, avec ce sac qui me pèse. Aucun choix , me ressaisir, après avoir versé quelques larmes (vous me connaissez tout de même) je me lance à la recherche d'un hotel "cheapo" pour dormir (j'avais réservé les 2 nuits suivantes à l'auberge de jeunesse).
Après quelques minutes de marche, j'aperçois l'écriteau de "l'hôtel Pierre". Bah, ça n'a pas l'air très classe, parfait pour ma situation quoi. Pas de réception, une pancarte indique de se présenter au bar du même nom. J'y arrive, endroit défraichît mais non sans charme, un beau barman aux rastas s'y trouvait, avec un client, un seul et unique client. Je leur demande s'il existe bel et bien un "hôtel Pierre", apparemment que non. La pancarte que j'ai vu est un vieux truc qui porte peut-être une valeur patrimoniale de nos jours mais qui n'indique certes pas la présence d'un lieu où coucher. Je m'effondre en larmes, encore une fois. Le client (au singulier), Yan de son prénom, aussi séduisant qu'un artichaut, m'oblige à m'asseoir. Il m'offre la bière (vous me connaissez, ce que j'adore qu'on me paye des trucs) et on commence à se raconter nos vie. Lui: 27 ans, Lyonnais d'origine, sans éducation, travaille en constrution, vit avec son ex et leur petite de 6 ans, traîne dans ce bar constamment, a jadis consommé certaines drogues et participé à des films pornos amateurs. Moi: 24 ans, fille à maman, voyage seule avec son sac à dos dans un but existentiel, sorte de psychothéapie à la fois plus rigolotte et trés éducative. Bref, le mec, malgré son apparence peu sophistiquée, me semble une personne fiable. Il me guide donc vers un hôtel abordable qu'il connaît, celui-ci s'avère complet pout la nuit.
Nous nous rendons donc à un autre tout près, Yan m'attend dehors pendant que je vais à la réception. Il reste une chambre, avec deux lits simples, 41 euros la nuit, putain mais c'est hors de mon budget. Un mec à mes côtés fait des blagues:
-"On peut la partager si tu veux".
Je le regarde, environ 26-27 ans, bien fringué, pas louche du tout.
-"T'es sérieux" dis-je, "mais non" il me répond.
"Vous me trouvez peut-être folle mais je ferais tout pour économiser, je suis une étudiante sans tunes." (j'en ai mis un peu)
"C'est parce que vous êtes Canadienne, forcément plus aventureuse et puis j'ai déjà été étudiant alors pourquoi pas. De plus, vous ne déboursez rien, c'est la compagnie pour laquelle je bosse qui paye. Voilà, c'est l'hospitalité française!"

C'est ainsi que j'ai passé la nuit sur le bras d'une compagnie française de production de viande destinée aux Musulmans. Pimpante, je suis donc allée rejoindre le "bad boy " Lyonnais dehors. Il m'a ramené au bar où j'étais atterrie en pleurs quelques heures auparavant, m'a gavé de tapas et de vin (le tout à ses frais). Après m'avoir complimenté toute la soirée sur ma beauté, mon naturel et mon audace (c'est pas peu dire non), il est gentiment venu me reconduire à l'hôtel. En le quittant, je lui ai donné un baisé sur la main en lui disant que j'avais rencontré un ange, il m'a regardé m'éloigner en disant qu'il regrettait de devoir me laisser partir. Je suis ensuite montée à ma chambre, ai discuté un peu des différences culturelles France/Québec avec mon voisin de lit: 25 ans, Marseillais d'origine marocaine, il a étudié en lettres puis en commerce et travaille depuis peu dans l'alimentaire. Je me suis ensuite endormie, crevée. Le mec a quitté vers 9h du matin en me souhaite bonne chance dans le reste de mes aventures en Europe.
Seule dans la chambre, je pleurais... de joie.

Merci Lyonnais paumé et merci jeune commerçant de viande... merci d'avoir vu mon désespoir.... merci.

mercredi 28 février 2007

Adieu tapas, bonjour croissants

J'ai maintenant fait le tiers de mon voyage. Dieu que ça passe vite.Un autre moment insécurisant se produisit, je quittai Emilie après plus d'une semaine de vie commune pour retourner à Barcelone. "Je suis seule au monde" comme le chanterait ce cher Corneille. Retour à la même auberge que la semaine passée, après un trajet de train gâché par les horribles reniflements d'une femme à côté moi. Pour ajouter à mon dégoût pour les bruits corporels, un jeune homme qui partageait ma chambre s'adonnait aux meme reniflements peu inspirants. J'en suis maintenant à la phase 3 de mon cheminement personnel. Après avoir cessé d'angoisser au sujet de mon avenir et arreté de critiquer mon apparence physique, j'en suis maintenant à la phase: "aller vers l'autre". Cette expression que l'on croirait tirée d'un ouvrage de Guy Corneau (en solde chez Renaud Bray en passant) signifie que je dois m'efforcer à socialiser, m'étant separée d'Emilie, probablement l'être avec le plus d'entregent sur cette terre.
C'est facile. Truc infaillible, se mettre à son avantage et aller trainer dans le bar de l'auberge, livre à la main, l'air relax. C'est ainsi qu'en moins d'une heure, j'ai fait la rencontre de Matt, un Américain du Colorado; vous savez, là où ils nous volent nos gardiens de buts. Le mec: 24 ans, aussi séduisant qu'un haricot trop cuit, obsédé par son boulot d' informaticien et... puceau m'avoua-t-il, à la fin de soirée. N'ayez crainte, je suis en rassurante compagnie et je constate que le puritanisme americain n'est pas qu'un mythe. Matt était super gentil, beaucoup plus riche que moi, il m'invita donc à souper. Cela flatta, dans le sens du poil, mon côté économe.

Mais n'allez pas jusqu'à croire que je ne fais que discuter avec les hommes et ne vous laissez pas berner par mon discours superficiel. Barcelone, je m'y suis perdue dans ses étroites ruelles du Baric Gothic où les balcons en fer forgé abondent de plantes. Assis aux terrasses, les mecs, trop beaux, arborent l'écharpe de poète et le soleil aveugle n'importe quel nordique aux yeux bleus. Parc Güell, Mont Juic, bâtisses de Gaudi, cathédrale gothique et effluves d'égouts, je comprends maintenant ce que tout le monde trouve à cette ville.

De retour dans la belle France, à Montpellier, dans une auberge toute calme qui ne sert pas du café instantané au petit déj.
Vive la France.
Je sens que le coin me plaira...

vendredi 23 février 2007

J´ai corrigé mes fautes...

jeudi 22 février 2007

Trois-Rivières en Catalogne

Bonjour chers érables du Mont-Orford,
Installée pour quelques jours à Castellon, à environ 2 heures au sud de Barcelone, j´ai découvert le Trois-Rivières catalan. Émilie y a déniché un charmant appartement qu´elle partage avec trois jolies étudiantes (une grunche, une ginette, une normale). Ici, relaxation intense, consommation abusive de salade et activité principale: lavage. Bref, il s´agit pour moi d´un plein d´énergie qui me permettra de continuer la route par la suite.

Se trouvant à 45 minutes au nord de Valence, une journée dans cette ville de la côte méditerranéenne s´imposait. Remplie de pamiers et de citronniers, Valence a ce petit quelque chose de glauque si typique à ce que j´a pu voir jusqu´à présent en Espagne. Entre les bâtisses coloreés un peu néo-baroque, les terrasses abondent d´hommes en chaleur ne modérant aucunement les commentaires disgracieux.

Retour à Castellon qui s´anime le week-end. Les jeunes ingurgitent vin et San Miguel dans la rue, à la porte des bars. Jeudi soir, après une journée au bord de la Méditerranée (première rencontre à vie avec celle-ci) nous avons expérimenté la vie nocturne castellonaise. On aurait juré un vrai rassemblement de l´Union européenne dans la ruelle des bars. Un Britannique, une Allemande et multiples Espagnols qui affectionnaient l´Italien transformèrent la conversation en un charabia totalement incompréhensible par l´usage de trop de langues secondes.

Vendredi se déroula un vrai Woodstock hispanique sous les soleil et les 23c de février. Les étudiants de l´Université se regroupèrent sur un terrain vague et terreux, préparérent à même le sol des immenses marmites de paëlla en buvant et fumant bien évidemment. Un groupe de rockers chantait des airs qui semblaient familiers à ces jeunes aux coiffures excentriques.

Je retourne demain à Barcelone pour ensuite me rediriger vers la France où je vais me gaver et enfin pouvoir m´exprimer à mon aise.

Vive l´Espagne et sa chaleur, vive le Québec et sa loi anti-tabac.

Catalogne et coupe Longueuil


Hola bandes de castors congelés entre Vincent Lacroix, le déclin des
Canadiens et les bancs de neige.

Inexpérimentée comme je suis, je me suis encore retrouvée dans une galère et
ai passé une journée complète à la gare Austerlitz de Paris à observer les
masses de pigeons gourmands tournant autour de moi comme s´ils
reconnaissaient une compatriote. J´ai donc quitté le Paris gris des
littéraires en spleen du XIXe siècle (traduction libre: le Paris hivernal
peut provoquer une dépression lors d´abus). J´ arrive à Barcelone, 15c,
soleil radieux, Émilie m´y attendait dans le dortoir d´une auberge de
jeunesse parfaitement située.

Bref résumé de mes trois jours à Barcelone:
Un groupe de Texans bruyants, un duo de Français (1 long/ 1 obèse) et le
sosie de Jésus avec une barbe mieux taillée partageaient notre chambre. Après
une rencontre avec un groupe d´Ecossais un peu pré-pubères qui nous ont
avoué porter le kilt à l´occasion, nous avons terminé notre première soirée
complètement ivres dans un bar à tapas en se goinfrant. Pour assouvir sa
passion pour la danse, Émilie dansait seule dans la chambre pendant que
j´assouvissais ma passion pour le sommeil.

Lendemain, petit dej dans un café/tapas à se faire mater par un employé
black/hispanique qui nous a pratiquement tout offert gratuitement. La pluie
inondait la ville et la soirée se déroula tardivement entre un bar électro
localisé dans un centre d´achat et une boîte de nuit digne du boulevard
Taschereau où la mauvaise coupe de cheveux était à l´honneur.

Troisième journée, nous errions dans une gare, entre un itinérant à
l´odeur de camembert et les pépés espagnols.

Je communique par signe, Émilie s´exprime incroyablement bien en Espagnol,
je fais l´amie ignorante et essaie d´apprendre les rudiments de la langue
quoi.

Merci pour les nouvelles et c´est en sirotant un vin à 85 centimes la
bouteille que je vous dis: Hasta luego
Bisous catalans


mardi 13 février 2007

Baguettes, garçons de café coincés et hommes maigres

Salut bande d'orignaux congelés entre André Boisclair et Hérouville,

merci pour vos messages envoyés, ça me fait trop plaisir. Petite spécification, je n'arrive pas à transférer mes photos sur les ordis ici alors il m'est impossible de les afficher. De plus, je trouve que mes photographies traduisent bien mal mes perceptions alors...

Donc, donc, entre Ségolène et Sarko, c'est toujours la galère... Que vous dire.... J'essaie de lire "Le monde", je picole, ne fais que bouffer du pain (l'obésité me guette, je vous l'assure), humer la fumée de cigarette dans les restos et marcher dans Paris. Etlk, ce n'est pas ici que je vais rencontrer l'homme de ma vie. Le mâle français typique, longiligne, voir maigre, prénommé Didier ou Jérôme m'attire autant qu'un brocoli. Bon Paris, tout le monde connaît, c'est franchement beau mais je me sens seule dans cette ville trop romantique qui évoque davantage la promenade avec Jules ou grand-mère que la fiesta. Quoi qu'on fait bien le fête chez mes hôtes poètes-ingénieurs en commune. C'est trop convivial là-bas, tout le monde s'y partage tout et cet esprit de collectivité apparaît fort dépaysant pour l'individualiste qui ne sommeille pas trop en moi.

Sinon, le moral est bon, je travaille énormément pour devenir quelqu'un de plus sain, équilibré et plus relax. J'ai du chemin à faire me direz-vous (ça avance).
Je ne crois cependant pas que Paris soit ma destination fétiche, tout est trop magnifique.... le café se distingue de celui de la cafétéria de l’UQAM mais.... roulement de tambour.... le climat qui y règne n'est pas incroyable. Je crois que la prochaine fois, j'y retournerai avec ma mère, héhé.

Je vais peut-être cesser de faire de l'introspection profonde. Aujourd’hui, c'est le Louvre, la balade dans le Paris glauque et dans les lieux de la Révolution française puis le soir.... je concocte un souper à la québécoise pour ces mordus des têtes à claque.


Bisous arrogants

vendredi 9 février 2007

Il a neigé sur Londres...

évènement inhabituel, la ville en devenait chaotique. Après avoir couru comme une dinde sous les flocons, manqué le bus pour l aéroport et rencontré un Grec frisoté au torse imposant, je subis le pire crise d angoisse. Je réalisai la chose suivante; j étais maintenant complètement seule, j avais quitté Londres et dit adieu à mon "Sugar dady" de 26 ans. Une fois à Charles De Gaulle, je restai penaude à attendre mes bagages qui ne venaient pas.... Hé oui; je suis à Paris, sans ma valise. Désemparée, j ai eu du mal à trouver mon logis mais maintenant.... tout va bien.
J ai troqué le condo propret de
Canary Wharf pour une maison parisienne haute et étroite où habitent 6 à 8 joyeux lurons franchouillards (et une Québecoise) presque tous ingénieurs. Ils sont super sympas, bohèmes, mangent en rond collés dans le salon et critiquent Sarkozy. De vrais bon Socialistes quoi!

La morale de cette histoire... les Parisiens ne me font plus peur et j ai hâte de voir la ville plutôt que de rester en
pantalons rastas à attendre mes bagages.

lundi 5 février 2007

Jetset

Salut bande de loups,
Internet va mal, je vais faire des fautes mais bon....
Moi qui souhaitais faire du "backpaking", mes vacances debutent dans le luxe. J ai passe la fin de semaine a boire du vin blanc avec Jerome (c est fou, on fait juste ca:), a rencontrer des jeunes banquiers prosperes et a faire l historienne de l art quebecoise et hippie (oui, oui, je suis hippie ici). Malade!!! Je m amuse trop, Jerome et ses amis (tous 26 ans, riches) qui ont le sens de la sortie me payent tout. C est la classe quoi.

J adore toujours Londres, les filles sont trop habillees, j ai l air poete bouclee et souriante. Hier fut une journee particulierement productive. Entre deux verres de vin, nous avons visite la tres celebre maison d encan Sutheby's dans Mayfair et rencontre une millionnaire sud-africaine entre un Picasso et un Miro. La soiree se deroula aupres de sympatiques Canadiens anglais dans un show de rap.

Heureux melange de beaute et d un petit je ne sais quoi de trash... entre une demeure victorienne et des hommes de la construction qui mangent des fish&chips, entre des pitounes en talons hauts et des hommes qui deviennent bedonnants trop jeunes... travail stressant oblige.

Je vous embrasse, donnez-moi des nouvelles
Marjorie
xoxox

mercredi 31 janvier 2007


Je vous promets que de photos compromettantes!!!

mercredi 17 janvier 2007

Ayant toujours associé le terme blogueur à l’image d’un grand maigrichon moche adepte de la culture "donjons et dragons", je viens m’ajouter aux millions de nombrilistes de ce monde en créant « Ze Marjo’s Blog ». Ben là, je pars en vacances trois mois et je veux éviter de vous bombarder de courriels répétitifs. Je souhaite tout de même tenir au courant mes grands-parents des dernières péripéties qui occupent ma vie de routarde épanouie et puisque je cherche également à assouvir mon narcissisme de demi-mesure, le blog m’est apparu comme la solution idéale. En espérant vous divertir entre deux gorgées de café et en vous promettant de commenter mes conquêtes.

À bientôt
Marjorie