mercredi 28 février 2007

Adieu tapas, bonjour croissants

J'ai maintenant fait le tiers de mon voyage. Dieu que ça passe vite.Un autre moment insécurisant se produisit, je quittai Emilie après plus d'une semaine de vie commune pour retourner à Barcelone. "Je suis seule au monde" comme le chanterait ce cher Corneille. Retour à la même auberge que la semaine passée, après un trajet de train gâché par les horribles reniflements d'une femme à côté moi. Pour ajouter à mon dégoût pour les bruits corporels, un jeune homme qui partageait ma chambre s'adonnait aux meme reniflements peu inspirants. J'en suis maintenant à la phase 3 de mon cheminement personnel. Après avoir cessé d'angoisser au sujet de mon avenir et arreté de critiquer mon apparence physique, j'en suis maintenant à la phase: "aller vers l'autre". Cette expression que l'on croirait tirée d'un ouvrage de Guy Corneau (en solde chez Renaud Bray en passant) signifie que je dois m'efforcer à socialiser, m'étant separée d'Emilie, probablement l'être avec le plus d'entregent sur cette terre.
C'est facile. Truc infaillible, se mettre à son avantage et aller trainer dans le bar de l'auberge, livre à la main, l'air relax. C'est ainsi qu'en moins d'une heure, j'ai fait la rencontre de Matt, un Américain du Colorado; vous savez, là où ils nous volent nos gardiens de buts. Le mec: 24 ans, aussi séduisant qu'un haricot trop cuit, obsédé par son boulot d' informaticien et... puceau m'avoua-t-il, à la fin de soirée. N'ayez crainte, je suis en rassurante compagnie et je constate que le puritanisme americain n'est pas qu'un mythe. Matt était super gentil, beaucoup plus riche que moi, il m'invita donc à souper. Cela flatta, dans le sens du poil, mon côté économe.

Mais n'allez pas jusqu'à croire que je ne fais que discuter avec les hommes et ne vous laissez pas berner par mon discours superficiel. Barcelone, je m'y suis perdue dans ses étroites ruelles du Baric Gothic où les balcons en fer forgé abondent de plantes. Assis aux terrasses, les mecs, trop beaux, arborent l'écharpe de poète et le soleil aveugle n'importe quel nordique aux yeux bleus. Parc Güell, Mont Juic, bâtisses de Gaudi, cathédrale gothique et effluves d'égouts, je comprends maintenant ce que tout le monde trouve à cette ville.

De retour dans la belle France, à Montpellier, dans une auberge toute calme qui ne sert pas du café instantané au petit déj.
Vive la France.
Je sens que le coin me plaira...

vendredi 23 février 2007

J´ai corrigé mes fautes...

jeudi 22 février 2007

Trois-Rivières en Catalogne

Bonjour chers érables du Mont-Orford,
Installée pour quelques jours à Castellon, à environ 2 heures au sud de Barcelone, j´ai découvert le Trois-Rivières catalan. Émilie y a déniché un charmant appartement qu´elle partage avec trois jolies étudiantes (une grunche, une ginette, une normale). Ici, relaxation intense, consommation abusive de salade et activité principale: lavage. Bref, il s´agit pour moi d´un plein d´énergie qui me permettra de continuer la route par la suite.

Se trouvant à 45 minutes au nord de Valence, une journée dans cette ville de la côte méditerranéenne s´imposait. Remplie de pamiers et de citronniers, Valence a ce petit quelque chose de glauque si typique à ce que j´a pu voir jusqu´à présent en Espagne. Entre les bâtisses coloreés un peu néo-baroque, les terrasses abondent d´hommes en chaleur ne modérant aucunement les commentaires disgracieux.

Retour à Castellon qui s´anime le week-end. Les jeunes ingurgitent vin et San Miguel dans la rue, à la porte des bars. Jeudi soir, après une journée au bord de la Méditerranée (première rencontre à vie avec celle-ci) nous avons expérimenté la vie nocturne castellonaise. On aurait juré un vrai rassemblement de l´Union européenne dans la ruelle des bars. Un Britannique, une Allemande et multiples Espagnols qui affectionnaient l´Italien transformèrent la conversation en un charabia totalement incompréhensible par l´usage de trop de langues secondes.

Vendredi se déroula un vrai Woodstock hispanique sous les soleil et les 23c de février. Les étudiants de l´Université se regroupèrent sur un terrain vague et terreux, préparérent à même le sol des immenses marmites de paëlla en buvant et fumant bien évidemment. Un groupe de rockers chantait des airs qui semblaient familiers à ces jeunes aux coiffures excentriques.

Je retourne demain à Barcelone pour ensuite me rediriger vers la France où je vais me gaver et enfin pouvoir m´exprimer à mon aise.

Vive l´Espagne et sa chaleur, vive le Québec et sa loi anti-tabac.

Catalogne et coupe Longueuil


Hola bandes de castors congelés entre Vincent Lacroix, le déclin des
Canadiens et les bancs de neige.

Inexpérimentée comme je suis, je me suis encore retrouvée dans une galère et
ai passé une journée complète à la gare Austerlitz de Paris à observer les
masses de pigeons gourmands tournant autour de moi comme s´ils
reconnaissaient une compatriote. J´ai donc quitté le Paris gris des
littéraires en spleen du XIXe siècle (traduction libre: le Paris hivernal
peut provoquer une dépression lors d´abus). J´ arrive à Barcelone, 15c,
soleil radieux, Émilie m´y attendait dans le dortoir d´une auberge de
jeunesse parfaitement située.

Bref résumé de mes trois jours à Barcelone:
Un groupe de Texans bruyants, un duo de Français (1 long/ 1 obèse) et le
sosie de Jésus avec une barbe mieux taillée partageaient notre chambre. Après
une rencontre avec un groupe d´Ecossais un peu pré-pubères qui nous ont
avoué porter le kilt à l´occasion, nous avons terminé notre première soirée
complètement ivres dans un bar à tapas en se goinfrant. Pour assouvir sa
passion pour la danse, Émilie dansait seule dans la chambre pendant que
j´assouvissais ma passion pour le sommeil.

Lendemain, petit dej dans un café/tapas à se faire mater par un employé
black/hispanique qui nous a pratiquement tout offert gratuitement. La pluie
inondait la ville et la soirée se déroula tardivement entre un bar électro
localisé dans un centre d´achat et une boîte de nuit digne du boulevard
Taschereau où la mauvaise coupe de cheveux était à l´honneur.

Troisième journée, nous errions dans une gare, entre un itinérant à
l´odeur de camembert et les pépés espagnols.

Je communique par signe, Émilie s´exprime incroyablement bien en Espagnol,
je fais l´amie ignorante et essaie d´apprendre les rudiments de la langue
quoi.

Merci pour les nouvelles et c´est en sirotant un vin à 85 centimes la
bouteille que je vous dis: Hasta luego
Bisous catalans


mardi 13 février 2007

Baguettes, garçons de café coincés et hommes maigres

Salut bande d'orignaux congelés entre André Boisclair et Hérouville,

merci pour vos messages envoyés, ça me fait trop plaisir. Petite spécification, je n'arrive pas à transférer mes photos sur les ordis ici alors il m'est impossible de les afficher. De plus, je trouve que mes photographies traduisent bien mal mes perceptions alors...

Donc, donc, entre Ségolène et Sarko, c'est toujours la galère... Que vous dire.... J'essaie de lire "Le monde", je picole, ne fais que bouffer du pain (l'obésité me guette, je vous l'assure), humer la fumée de cigarette dans les restos et marcher dans Paris. Etlk, ce n'est pas ici que je vais rencontrer l'homme de ma vie. Le mâle français typique, longiligne, voir maigre, prénommé Didier ou Jérôme m'attire autant qu'un brocoli. Bon Paris, tout le monde connaît, c'est franchement beau mais je me sens seule dans cette ville trop romantique qui évoque davantage la promenade avec Jules ou grand-mère que la fiesta. Quoi qu'on fait bien le fête chez mes hôtes poètes-ingénieurs en commune. C'est trop convivial là-bas, tout le monde s'y partage tout et cet esprit de collectivité apparaît fort dépaysant pour l'individualiste qui ne sommeille pas trop en moi.

Sinon, le moral est bon, je travaille énormément pour devenir quelqu'un de plus sain, équilibré et plus relax. J'ai du chemin à faire me direz-vous (ça avance).
Je ne crois cependant pas que Paris soit ma destination fétiche, tout est trop magnifique.... le café se distingue de celui de la cafétéria de l’UQAM mais.... roulement de tambour.... le climat qui y règne n'est pas incroyable. Je crois que la prochaine fois, j'y retournerai avec ma mère, héhé.

Je vais peut-être cesser de faire de l'introspection profonde. Aujourd’hui, c'est le Louvre, la balade dans le Paris glauque et dans les lieux de la Révolution française puis le soir.... je concocte un souper à la québécoise pour ces mordus des têtes à claque.


Bisous arrogants

vendredi 9 février 2007

Il a neigé sur Londres...

évènement inhabituel, la ville en devenait chaotique. Après avoir couru comme une dinde sous les flocons, manqué le bus pour l aéroport et rencontré un Grec frisoté au torse imposant, je subis le pire crise d angoisse. Je réalisai la chose suivante; j étais maintenant complètement seule, j avais quitté Londres et dit adieu à mon "Sugar dady" de 26 ans. Une fois à Charles De Gaulle, je restai penaude à attendre mes bagages qui ne venaient pas.... Hé oui; je suis à Paris, sans ma valise. Désemparée, j ai eu du mal à trouver mon logis mais maintenant.... tout va bien.
J ai troqué le condo propret de
Canary Wharf pour une maison parisienne haute et étroite où habitent 6 à 8 joyeux lurons franchouillards (et une Québecoise) presque tous ingénieurs. Ils sont super sympas, bohèmes, mangent en rond collés dans le salon et critiquent Sarkozy. De vrais bon Socialistes quoi!

La morale de cette histoire... les Parisiens ne me font plus peur et j ai hâte de voir la ville plutôt que de rester en
pantalons rastas à attendre mes bagages.

lundi 5 février 2007

Jetset

Salut bande de loups,
Internet va mal, je vais faire des fautes mais bon....
Moi qui souhaitais faire du "backpaking", mes vacances debutent dans le luxe. J ai passe la fin de semaine a boire du vin blanc avec Jerome (c est fou, on fait juste ca:), a rencontrer des jeunes banquiers prosperes et a faire l historienne de l art quebecoise et hippie (oui, oui, je suis hippie ici). Malade!!! Je m amuse trop, Jerome et ses amis (tous 26 ans, riches) qui ont le sens de la sortie me payent tout. C est la classe quoi.

J adore toujours Londres, les filles sont trop habillees, j ai l air poete bouclee et souriante. Hier fut une journee particulierement productive. Entre deux verres de vin, nous avons visite la tres celebre maison d encan Sutheby's dans Mayfair et rencontre une millionnaire sud-africaine entre un Picasso et un Miro. La soiree se deroula aupres de sympatiques Canadiens anglais dans un show de rap.

Heureux melange de beaute et d un petit je ne sais quoi de trash... entre une demeure victorienne et des hommes de la construction qui mangent des fish&chips, entre des pitounes en talons hauts et des hommes qui deviennent bedonnants trop jeunes... travail stressant oblige.

Je vous embrasse, donnez-moi des nouvelles
Marjorie
xoxox