C'est facile. Truc infaillible, se mettre à son avantage et aller trainer dans le bar de l'auberge, livre à la main, l'air relax. C'est ainsi qu'en moins d'une heure, j'ai fait la rencontre de Matt, un Américain du Colorado; vous savez, là où ils nous volent nos gardiens de buts. Le mec: 24 ans, aussi séduisant qu'un haricot trop cuit, obsédé par son boulot d' informaticien et... puceau m'avoua-t-il, à la fin de soirée. N'ayez crainte, je suis en rassurante compagnie et je constate que le puritanisme americain n'est pas qu'un mythe. Matt était super gentil, beaucoup plus riche que moi, il m'invita donc à souper. Cela flatta, dans le sens du poil, mon côté économe.
Mais n'allez pas jusqu'à croire que je ne fais que discuter avec les hommes et ne vous laissez pas berner par mon discours superficiel. Barcelone, je m'y suis perdue dans ses étroites ruelles du Baric Gothic où les balcons en fer forgé abondent de plantes. Assis aux terrasses, les mecs, trop beaux, arborent l'écharpe de poète et le soleil aveugle n'importe quel nordique aux yeux bleus. Parc Güell, Mont Juic, bâtisses de Gaudi, cathédrale gothique et effluves d'égouts, je comprends maintenant ce que tout le monde trouve à cette ville.
De retour dans la belle France, à Montpellier, dans une auberge toute calme qui ne sert pas du café instantané au petit déj.
Vive la France.
Je sens que le coin me plaira...