Chers électeurs debousoles, entre Dumond excité et Boisclair dépressif.
Je ne pensais pas passer par Vienne mais ai bien fait d´y aller. Le faste presque indecent de cette manifique ville traduit bien les aspirations imperiales Habsouriennes (si je peux m exprimer ainsi). Les souverains de la dynastie des Hasbourg transformerent Vienne en vraie Rome apres l heure. Comment classer les nombreux batiments a fioritures qui composent le palais? Mes connaissances approximatives en histoire de l architecture me permetteraient de qualifier leur stule ainsi: baro-rococo-romanano-autro-hongro-germanique. A leurs cotes, siege un complexe museale incoyable. Art nouveau, , cafes styles servant des gros latte et boutiques branches, bref un vrai paradis pour la pure et fiere citadine que je suis.
C est donc accompagnee de mon nouvel ami Patrice que je decouvris Vienne sous le soleil avec ces marches de Paques ou l on vend des cocos a offrir a sa grand-mere (desole mere-grand, ils sont trop fragiles pour mes valises). Patrice, ce jeune Allemand de l Est connut le communisme en RDA etant tres jeune (il n avait que 6 ans lors de la chute du Mur, tout comme moi d ailleurs). Je pu lui faire part de mon drame a l auberge ou une centaine d adolescents en classe neige (ou en classe verte pale) y logaient. Tous m apparaissent plus moches les uns que les autres: moustache pre-pubere, acnee juvenile, dos voute, bras trop long, vraiment un Degrassie autruchien version 2007. Ces horribles nabots criaient du matin au soir, affreux. Mais rien de grave, j etais a Vienne.
Ayant pu m adonner a mon passe-temps favori, celui d aller boire des cafes au lait et d acheter des cartes postales dans les plus beaux musees d Europe, je parcourus les vastes salles du Kunst Modern ou la tete d affiche etait le famueux: Yves Klein. Vous savez, ce celebre artiste francais repute pour son bleu international et ses monocromes azures. A la fin des annees 50, ce grand consommateur de subsantes illegales (ce fait n est pas fonde, il s agit de mon interpretation des evenements) demanda a des belles femmes (aussi jolies que Bardot avant son obsession pour Bibi phoquee et sa decheance) de se rouler dans le peinture. Par la suite, ces demoiselles de couleurs vetues allaient se frotter sur de grandes toiles blanches. Tous ce processus de roulage et de frottage consistuait l oeuvre elle-meme. Etait-ce vraiment du grand art et les debuts du Happening? J emettrai l opinion suivante, a mon humble avis, Yves Klein etait simplement un male en rut qui cherchait a assouvir certains fantasmes psychedeliques.
Fin de ma pensee editoriale.
Et me voci a Prague, je peux maintenant mourir en paix. Qui a dit que Paris etait le plus belle ville au monde, mais voyons, c est PRAHA!
na shledanou
jeudi 29 mars 2007
dimanche 25 mars 2007
Dans les pays germanophones, biere en main
Chers electeurs nerveux quant au sort de notre province.
Munich sous la neige, la grande ville de la prospere Bavière.
Munich et ses residences royales, tristement connue comme etant la grande favorite d´Hitler, on se souvient de ses tragiques jeux olympiquex de 1972 qui se terminerent dans le sang. Ayant accueillie les grands familles dirigeantes de Bavière au cours des derniers siecles, la ville regorge d´impressionnants batiments (parfois colores) evoquant le luxe a la facon germanique.
L´Allemagne, ce pays mal aime et pour lequel je me suis etrangement epris au cours de la derniere annee me plait jusqu´a maintenant. Ici, pas de chauvinisme a la francaise, nous comprenons que la fierte allemande a difficilement sa place.
Les hommes sont costauds, regime alimentaire a base de saucisses, choucroute et biere d´un litre l´oblige.
Dans le grand dortoir de l´auberge, j´etais entouree d´une jeune mere canado/ indienne, fortement perturbée par la perte de la garde de ses enfants ... hum, son discours apparaissait un peu decousu. En plus de deux jeunes filles de Colombie-Britannique, j´ai fis la rencontre d´Isabelle, une Montrealaise de 32 ans qui travaille pour Hydro et voyage en Europe uniquement pour assister au concert d´Indochine. Vive la vie d´une carrieriste sans enfants.
C´est donc entre le palais Neogothique du Neue Rahaus , la Residenz et la Pinakotec d´art moderne que deux Quebecoises ont pu apprecier la biere bavaroise qui coule a flot dans ce coin de pays.
Müchen ist sehr schön.
Ensuite, c est a Salzburg en Autriche, dans un 4 etoiles avec vue sur les montagnes enneigees que je profitai de cette ville carte postale ou Mozart est la fierte locale . Un 4 etoiles me direz-vous? Figurez-vous que mon jeune banquier londonien plein d´ambition vint m´y rejoindre pour me faire apprecier le confort, le temps d´une journee.
Et finalement me voici dans la capitale de l´Empire Austo-Hongrois...... VIENNE, rien de moins.
Je n´ai encore rien vu, details pimentes viendront sous peu.
mardi 20 mars 2007
Adieu croissants et espressos, bonjour cafe filtre et saucisses bavaroises
Chers ours polaires qui veillent aupres de Gilles Proult agonisant.
Prenez bourgeois raffines et bien fringues, faites-les cotoyer vagabons ivrognes et vous obtiendrai un bon Bordeaux 2007. Hum... la France et les differences de classes, tout un combat.
Socialisation intensive à Bordeaux, de nouvelles amies avec qui rien faire, le goût de rester dans des parcs à lire s´empara de moi, la course effrenée du voyage ne me tentait plus et surtout, les espaces verdoyants me rappelaient étrangement ceux de Montréal. Je commence nettement à sentir le mal du pays, la fatigue peser sur moi et une constatation flagrante me vient: ma vie quotidienne me manque terriblement, faire la cuisine, faire du ménage. Pathetique n´est-ce pas? Mais ce dont je m´ennuie le plus, c'est le contact avec les personnes qui me sont proches.
N'ayez crainte, je suis parfaitement épanouie mais je réalise que faire du "packpacking" seule pendant 3 mois est un bien ambitieux projet. Cela dit, je poursuivrai jusqu'au bout car j'ai enfin le loisir de faire ce qui me plait et car que je me solidifie de jour en jour. Psychothérapie version Kerouac.
Retour une nuit a Bergerac pour recuperer un appareil photo oublie (oups), puis retour dans la coloc Parisisenne pour 2 nuits, petit moment pour festoyer. Fait marquant, je celebrai la St-Patrick dans un pub irlandais aupres de 2 Quebecoises installees a Paris et de ........ Nabi de Musique Plus. He oui, le jeune animateur plein d´entrain realise maintenant des reportages pour la television quebecoise dans la ville lumiere.
Maintenant installee a Munich, dans une auberge au sud se le ville, entre une anorexique etrange qui sent mauvais et des petites japonnaises qui me font des dons de biscuits, je me sens a mon aise. Ville prospere, Munich a ce petit cote nord-americain que possede Londres. Larges rues, proprete indiscutable et vente de cafes pour emporter. Haaaa, ce bon vieux modele de ville ou les gens travaillent au lieu trainer sur les terasses. Sans rancune chers Francais.
Il neige, il fait terriblement froid, je suis seule, parle a peine la langue et ai passe la journee dans un camp de concentration, celui de Dachau. Tellement moins boheme que la France et moins joli..... l´Allemagne a tout pour me plaire. Vive les Allemands, leur respect pour les feux de circulation et leurs repas du matin..... plutot nourissants. Sans rancune chers Francais.
Ha j´oubliais, les Allemands parlent generalement un peu anglais. Sans rancune chers Francais.
Prenez bourgeois raffines et bien fringues, faites-les cotoyer vagabons ivrognes et vous obtiendrai un bon Bordeaux 2007. Hum... la France et les differences de classes, tout un combat.
Socialisation intensive à Bordeaux, de nouvelles amies avec qui rien faire, le goût de rester dans des parcs à lire s´empara de moi, la course effrenée du voyage ne me tentait plus et surtout, les espaces verdoyants me rappelaient étrangement ceux de Montréal. Je commence nettement à sentir le mal du pays, la fatigue peser sur moi et une constatation flagrante me vient: ma vie quotidienne me manque terriblement, faire la cuisine, faire du ménage. Pathetique n´est-ce pas? Mais ce dont je m´ennuie le plus, c'est le contact avec les personnes qui me sont proches.
N'ayez crainte, je suis parfaitement épanouie mais je réalise que faire du "packpacking" seule pendant 3 mois est un bien ambitieux projet. Cela dit, je poursuivrai jusqu'au bout car j'ai enfin le loisir de faire ce qui me plait et car que je me solidifie de jour en jour. Psychothérapie version Kerouac.
Retour une nuit a Bergerac pour recuperer un appareil photo oublie (oups), puis retour dans la coloc Parisisenne pour 2 nuits, petit moment pour festoyer. Fait marquant, je celebrai la St-Patrick dans un pub irlandais aupres de 2 Quebecoises installees a Paris et de ........ Nabi de Musique Plus. He oui, le jeune animateur plein d´entrain realise maintenant des reportages pour la television quebecoise dans la ville lumiere.
Maintenant installee a Munich, dans une auberge au sud se le ville, entre une anorexique etrange qui sent mauvais et des petites japonnaises qui me font des dons de biscuits, je me sens a mon aise. Ville prospere, Munich a ce petit cote nord-americain que possede Londres. Larges rues, proprete indiscutable et vente de cafes pour emporter. Haaaa, ce bon vieux modele de ville ou les gens travaillent au lieu trainer sur les terasses. Sans rancune chers Francais.
Il neige, il fait terriblement froid, je suis seule, parle a peine la langue et ai passe la journee dans un camp de concentration, celui de Dachau. Tellement moins boheme que la France et moins joli..... l´Allemagne a tout pour me plaire. Vive les Allemands, leur respect pour les feux de circulation et leurs repas du matin..... plutot nourissants. Sans rancune chers Francais.
Ha j´oubliais, les Allemands parlent generalement un peu anglais. Sans rancune chers Francais.
Auf Wiedersehen.
lundi 12 mars 2007
Les villages médiévaux, ça change du festival d'été de Québec
Après Toulouse, je me suis dirigée vers Bergerac (Cyrano étant le fier représentant), dans le Périgord français, chez des amis de mon grand-oncle. Encore une fois, changement drastique de style de vie. J'ai troqué ma chambre nauséabonde et suintante de cet hôtel d'un quartier malfamé toulousain (l'hôtel étant côté une étoile) pour une chambre toute rose qui sentait la lavande. Dans une grosse maison périgourdine, j'avais le deuxième étage à moi et fut gavée telle une oie qu'on engraisse pour en faire du fois gras (spécialité de la région, je suis cohérente dans mes comparaisons tout de même). Ca me changeait de ma semi-anorexie de voyageuse économe.
Là-bas, j'ai été trimballée en voiture par la copine de le fille des propriétaires, une doctorante en histoire de l'art, bref elle s'y connait la fille. Château de Castelnau, château Biron, forteresse féodale de Beynac, petits villages médiévaux de Sarlat, Monpazier (classés parmi les plus beaux en France), maintenant je connais. Je vous jure, ça nourrit l'imaginaire, moi qui a grandi entre les livres de contes de fées bien illustrés. Les paysages pittoresques que j'ai pu voir en France m'ont tout de suite rappelé les images qui ont nourri mon enfance.
Maintenant à Bordeaux, dans une auberge de jeunesse sans jeunes, entre une anglaise de 40 ans aux ongles peints en mauve, une vieille japonaise qui enseigne l'allemand et les beaux bâtiments du XVIIIe, je profite de ma liberté.
Bisous bordelais
Là-bas, j'ai été trimballée en voiture par la copine de le fille des propriétaires, une doctorante en histoire de l'art, bref elle s'y connait la fille. Château de Castelnau, château Biron, forteresse féodale de Beynac, petits villages médiévaux de Sarlat, Monpazier (classés parmi les plus beaux en France), maintenant je connais. Je vous jure, ça nourrit l'imaginaire, moi qui a grandi entre les livres de contes de fées bien illustrés. Les paysages pittoresques que j'ai pu voir en France m'ont tout de suite rappelé les images qui ont nourri mon enfance.
Maintenant à Bordeaux, dans une auberge de jeunesse sans jeunes, entre une anglaise de 40 ans aux ongles peints en mauve, une vieille japonaise qui enseigne l'allemand et les beaux bâtiments du XVIIIe, je profite de ma liberté.
Bisous bordelais
mercredi 7 mars 2007
Le moral de la France est à 0
Bonjour chers électeurs indécis entre Charest, Boisclair, l'ADQ et la gang de gauchistes/féministes/souverainistes avec des pancartes
Toulouse, belle ville du Midi d'environ 600 0000 habitants (et même plus), traversée par le fleuve de la Garonne, on l'appelle "la ville rose" en raison de ses bâtisses en briques roses (la pierre étant peu accessible dans la région).
Toulouse, belle ville du Midi d'environ 600 0000 habitants (et même plus), traversée par le fleuve de la Garonne, on l'appelle "la ville rose" en raison de ses bâtisses en briques roses (la pierre étant peu accessible dans la région).
Après avoir finalement pu acceder à l'auberge de jeunesse, je notai qu'il s'agissait essentiellement d'un foyer de jeunes travailleurs (ce qui explique le manque de places). La France en compte plusieurs parait-il, c'est pour permettre aux jeunes travailleurs de se loger à coûts modiques. Il faut considérer qu'il est presque impossible pour un jeune à faible revenu de se dénicher un logement. Constat frappant: la France est dépressive. J'exagère peut-être mais tout le monde, sans exception, me dit qu'il est difficile de vivre en France, la bureaucratie règnante rend tout trop complexe et il semble presque impossible pour un jeune sans trop d'expérience et de scolarité de se dénicher un simple boulot de caissier. De plus, on me dit que nous, Québecois, possédons quelque chose que les Français ont perdu: la bonne humeur. Bref, vous imaginez la joie dans ce logis avec moi, la "zouf " en vacance qui sourit tout le temps.
Basée à Toulouse, j'en ai profité pour passer une journée à Carcassonne, la cité médiévale des Cathares (gang hommes et de femmes assurément trapus, localisés dans le sud de la France au XIIe siècle et accusés d'hérésie par le Pape, ils furent envahis par les méchants Cathos). La citée constituée d'une château, d'un village et de fortifications fut modifiée en grande partie au XIXe (par Violet-Leduc pour les connaisseurs). Impressionnante spectacle, un must, il faut y aller. Sous le ciel nuageux, j'ai fait la rencontre de trois gentils ingénieurs brillants et pas dépressifs du tout: un Français qui a étudié à Montréal, deux Grecques dont une (au Français impeccable) fait ses études à Toulouse.
Ensuite, ce fut Albi, ville natale de Toulouse-Lautrec, un des plus endroits que j'ai pu voir dans ma vie.
Donc, puisque l'auberge de jeunesse (comprendre aussi logis de jeunes avec le mal de vivre) était quasiment toujours pleine, je me suis dénichée une petite chambre dans un hôtel totalement glauque à côté de la gare. L'odeur y est immonde, le personnel moche, la classe quoi! Mardi, terrassée par une terrible fièvre (ben je crois, je n'avais pas ma mère pour prendre ma température) j'ai passé 24h à dormir. Me réveillant parfois, j'implorais le ciel de me ramener dans mon NDG natal, près de ma mère, du Starbucks et de la rue Sherbrooke. La Nord-Américaine que je suis et qui est en train de s'assumer en avait marre de ces bouches d'égouts d'où émanent des odeurs abjectes, de ces crottes de chien partout dans les rues et de ces hommes qui pissent où bon leur semble. La honte, je suis une Amérique puritaine et "streit" qui trouve l'Europe salle.
Aprés ce délire, je me réveillai mercredi matin, fraiche et dispose, en grande forme. Je suis sortie sous ce beau soleil toulousain pour aller boire un expresso (esspresso pour les puristes) sur une terrasse. C'est beau la France tout de même.
Et merde, j'ai encore pillé sur une crotte de chien.
samedi 3 mars 2007
0 chambre = 1 fille perdue + 2 bons samaritains
Ce que j'adore le plus avec les voyages, ce sont les rencontres, les individus qui viennent vous toucher droit au coeur.
Merci Lyonnais paumé et merci jeune commerçant de viande... merci d'avoir vu mon désespoir.... merci.
Montpellier, je m'y ennuyais, après avoir fait connaissance avec une Parisienne sympa, je n'avais rien à faire. Je décide donc de me diriger vers Toulouse, ville universitaire, mini Paris du Midi dont j'ai entendu d'excellents commentaires. Il faut considérer que je dois me rendre dans la Dordogne (près de Bordeaux) dans quelques jours. Impossibilité de réserver l'auberge de jeunesse par Internet et un peu téméraire de nature, je décide de m'y rendre sans réservations. Quoi, Toulouse, un jeudi soir de début mars, ça ne sera pas si occupé. De plus, il doit y avoir au moins 3-4 auberges dans la ville. Eh bien il se trouve que, non seulement il n'existe qu'une seule auberge de jeunesse à Toulouse, mais que celle-ci était pleine lorsque que je m'y suis présentée. La dame à la réception, typiquement française donc forcément un peu raide, voire chiante, ne s'avisa pas de me conseiller. Idiote que je suis, je souhaitais partir à l'aventure, et bien me voilà. Encore une fois, je me trouve seule dans une ville où je ne connais personne, ne sachant où passer la nuit, avec ce sac qui me pèse. Aucun choix , me ressaisir, après avoir versé quelques larmes (vous me connaissez tout de même) je me lance à la recherche d'un hotel "cheapo" pour dormir (j'avais réservé les 2 nuits suivantes à l'auberge de jeunesse).
Après quelques minutes de marche, j'aperçois l'écriteau de "l'hôtel Pierre". Bah, ça n'a pas l'air très classe, parfait pour ma situation quoi. Pas de réception, une pancarte indique de se présenter au bar du même nom. J'y arrive, endroit défraichît mais non sans charme, un beau barman aux rastas s'y trouvait, avec un client, un seul et unique client. Je leur demande s'il existe bel et bien un "hôtel Pierre", apparemment que non. La pancarte que j'ai vu est un vieux truc qui porte peut-être une valeur patrimoniale de nos jours mais qui n'indique certes pas la présence d'un lieu où coucher. Je m'effondre en larmes, encore une fois. Le client (au singulier), Yan de son prénom, aussi séduisant qu'un artichaut, m'oblige à m'asseoir. Il m'offre la bière (vous me connaissez, ce que j'adore qu'on me paye des trucs) et on commence à se raconter nos vie. Lui: 27 ans, Lyonnais d'origine, sans éducation, travaille en constrution, vit avec son ex et leur petite de 6 ans, traîne dans ce bar constamment, a jadis consommé certaines drogues et participé à des films pornos amateurs. Moi: 24 ans, fille à maman, voyage seule avec son sac à dos dans un but existentiel, sorte de psychothéapie à la fois plus rigolotte et trés éducative. Bref, le mec, malgré son apparence peu sophistiquée, me semble une personne fiable. Il me guide donc vers un hôtel abordable qu'il connaît, celui-ci s'avère complet pout la nuit.
Nous nous rendons donc à un autre tout près, Yan m'attend dehors pendant que je vais à la réception. Il reste une chambre, avec deux lits simples, 41 euros la nuit, putain mais c'est hors de mon budget. Un mec à mes côtés fait des blagues:
-"On peut la partager si tu veux".
Je le regarde, environ 26-27 ans, bien fringué, pas louche du tout.
-"T'es sérieux" dis-je, "mais non" il me répond.
"Vous me trouvez peut-être folle mais je ferais tout pour économiser, je suis une étudiante sans tunes." (j'en ai mis un peu)
"C'est parce que vous êtes Canadienne, forcément plus aventureuse et puis j'ai déjà été étudiant alors pourquoi pas. De plus, vous ne déboursez rien, c'est la compagnie pour laquelle je bosse qui paye. Voilà, c'est l'hospitalité française!"
C'est ainsi que j'ai passé la nuit sur le bras d'une compagnie française de production de viande destinée aux Musulmans. Pimpante, je suis donc allée rejoindre le "bad boy " Lyonnais dehors. Il m'a ramené au bar où j'étais atterrie en pleurs quelques heures auparavant, m'a gavé de tapas et de vin (le tout à ses frais). Après m'avoir complimenté toute la soirée sur ma beauté, mon naturel et mon audace (c'est pas peu dire non), il est gentiment venu me reconduire à l'hôtel. En le quittant, je lui ai donné un baisé sur la main en lui disant que j'avais rencontré un ange, il m'a regardé m'éloigner en disant qu'il regrettait de devoir me laisser partir. Je suis ensuite montée à ma chambre, ai discuté un peu des différences culturelles France/Québec avec mon voisin de lit: 25 ans, Marseillais d'origine marocaine, il a étudié en lettres puis en commerce et travaille depuis peu dans l'alimentaire. Je me suis ensuite endormie, crevée. Le mec a quitté vers 9h du matin en me souhaite bonne chance dans le reste de mes aventures en Europe.
Seule dans la chambre, je pleurais... de joie.
-"On peut la partager si tu veux".
Je le regarde, environ 26-27 ans, bien fringué, pas louche du tout.
-"T'es sérieux" dis-je, "mais non" il me répond.
"Vous me trouvez peut-être folle mais je ferais tout pour économiser, je suis une étudiante sans tunes." (j'en ai mis un peu)
"C'est parce que vous êtes Canadienne, forcément plus aventureuse et puis j'ai déjà été étudiant alors pourquoi pas. De plus, vous ne déboursez rien, c'est la compagnie pour laquelle je bosse qui paye. Voilà, c'est l'hospitalité française!"
C'est ainsi que j'ai passé la nuit sur le bras d'une compagnie française de production de viande destinée aux Musulmans. Pimpante, je suis donc allée rejoindre le "bad boy " Lyonnais dehors. Il m'a ramené au bar où j'étais atterrie en pleurs quelques heures auparavant, m'a gavé de tapas et de vin (le tout à ses frais). Après m'avoir complimenté toute la soirée sur ma beauté, mon naturel et mon audace (c'est pas peu dire non), il est gentiment venu me reconduire à l'hôtel. En le quittant, je lui ai donné un baisé sur la main en lui disant que j'avais rencontré un ange, il m'a regardé m'éloigner en disant qu'il regrettait de devoir me laisser partir. Je suis ensuite montée à ma chambre, ai discuté un peu des différences culturelles France/Québec avec mon voisin de lit: 25 ans, Marseillais d'origine marocaine, il a étudié en lettres puis en commerce et travaille depuis peu dans l'alimentaire. Je me suis ensuite endormie, crevée. Le mec a quitté vers 9h du matin en me souhaite bonne chance dans le reste de mes aventures en Europe.
Seule dans la chambre, je pleurais... de joie.
Merci Lyonnais paumé et merci jeune commerçant de viande... merci d'avoir vu mon désespoir.... merci.
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